L’accompagnement médico-social

Une personne, un projet

Chacun des 215 ouvriers de l’ESAT Acodège bénéficie d’un accompagnement socio-professionnel. Chaque personne est considérée en fonction de ses capacités et de ses désirs. C’est le travail et l’attention de toute l’équipe qui permet l’élaboration du projet socio-professionnel et l’épanouissement de l’ouvrier.

Une équipe de professionnels attentifs

En interne :

– Chef de service médico-social
– Coordinatrice des actions de soutien
– Psychologue
– Conseillère en insertion professionnelle
– Conseillère en économie sociale et familiale
– Éducateur spécialisé
– Monitrice d’atelier
– Éducateur sportif
– Secrétaire du service médico-social
– Infirmière

Professionnels associés :

Un médecin psychiatre présent deux demi-journées/semaine

Les problématiques abordées

  • Le travail des personnes vieillissantes et le choix du temps partiel : Pour certains ouvriers, poursuivre une activité à temps plein passé un certain âge, notamment en lien avec les spécificités du handicap, peut devenir difficile. On voit apparaître des phénomènes de fatigabilité, un certain désintérêt face au travail, un isolement face au reste du groupe. Pour remédier à cette situation, le pôle médico-social travaille avec les partenaires de l’hébergement, les familles et/ou les représentants légaux pour proposer ou mettre en place des temps partiels ou des activités adaptées, qui permettront à chacun de maintenir ses acquis et de retrouver une nouvelle dynamique personnelle et professionnelle
  • L’insertion en milieu de travail ordinaire : La conseillère chargée de cette mission encourage, accompagne et suit les parcours des ouvriers pour la mise en place de projets d’insertion professionnelle en milieu ordinaire, par le biais de stages en entreprise ou de contrats de mise à disposition (MAD)
  • L’évolution professionnelle : acquisition de compétences en interne, formation par des organismes habilités ou validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • L’équilibre personnel
  • L’expression
  • Le maintien des acquis scolaires
  • L’équilibre alimentaire et la nutrition
  • Le sport et les activités physiques adaptées à chacun
  • La vie affective et sexuelle
  • Les habiletés sociales
  • L’autonomie personnelle
  • L’information sur les droits et les devoirs de chacun, au travail et dans la société

De belles réussites, grandes et petites

Camille distingue vaguement le contour des choses. Mais Camille a beaucoup de ressources.

Employé à l’atelier conditionnement, il exprime le souhait d’un travail plus ouvert sur l’extérieur. La blanchisserie l’intéresse, et tout spécialement le service livraison. Très vite, il s’épanouit dans son rôle d’aide-livreur, un poste stimulant par la diversité des lieux qu’il doit « apprendre ». C’est bien. Mais il a envie de faire mieux. Ne pas se contenter de déposer ou emporter des caisses de linge. Il se sent capable de gérer la préparation des livraisons.

Seulement, le fichier clients n’est pas fait pour la vue de Camille. Qu’à cela ne tienne. Avec un peu d’imagination et quelques connaissances en bureautique, les éducateurs adaptent le poste informatique. L’outil devient accessible à Camille. Et Camille progresse. Et l’ESAT Acodège avec lui.

À l’ESAT Acodège, chaque ouvrier est affecté à l’un des 6 ateliers, où il a ses repères. Certains ouvriers sont très attachés à leur univers de travail. D’autres se portent facilement volontaires pour des remplacements occasionnels, dans d’autres ateliers. Nadia, employée au conditionnement, avait ainsi découvert l’atelier restauration. Dresser les tables, participer à la mise en place, servir les convives, tout cela dans un cadre chaleureux…

C’était parfois un peu difficile, mais elle avait bien aimé. Et elle l’avait dit. Le service médico-social lui a donc proposé un stage pour lui permettre d’envisager vraiment la possibilité d’un transfert d’atelier. Le stage s’est bien déroulé. Le transfert s’est effectué. Nadia se plaît dans son nouveau métier.

Les 215 ouvriers de l’ESAT Acodège sont toutes des personnes en situation de handicap.

Certains handicaps sont socialement très invalidants. D’autres sont compatibles avec des responsabilités familiales ou parentales. À l’ESAT Adogège, 7 ouvriers sont parents. On dit qu’être parent ne va pas de soi. C’est d’autant plus vrai pour un parent handicapé. C’est pourquoi l’ESAT a proposé à « ses » parents de participer à une journée d’information sur la parentalité, organisée par la CAF de Côte-d’Or. Ce travail en groupe a permis des échanges très utiles, avec la psychologue, mais aussi entre les parents, tant il est vrai que chacun est porteur d’expériences intéressantes.

Le travailleur handicapé employé dans un ESAT peut, avec son accord, être mis à la disposition d’un autre employeur en « milieu ordinaire ». Ce dispositif légal vise à favoriser l’insertion professionnelle et sociale. Une passerelle. C’est dans ce cadre que Stéphane a intégré Sagem Dijon (filiale du groupe Safran, spécialisé dans l’aéronautique, l’astronautique et la défense).

La DRH de Sagem a identifié un poste de travail, dans l’archivage, compatible avec un pluri-handicap. Elle s’est adressée à l’ESAT Acodège qui a relayé la proposition à Stéphane (bien que sourd, muet, et souffrant d’une déficience visuelle, Stéphane est un

ouvrier très capable, affecté au contrôle qualité au sein de l’atelier conditionnement). Un contrat renouvelable chaque trimestre a été formalisé. Stéphane s’acquitte normalement de ses nouvelles fonctions, dans un environnement accueillant et stimulant. Il continue à bénéficier de l’accompagnement médico-social et professionnel assuré par l’ESAT Acodège.

Sébastien a suivi une scolarité normale, jusqu’à l’obtention d’un CAP de cuisine. Il a connu quelques temps le travail en milieu ordinaire, mais ses fragilités ont fait échouer ses projets. Sébastien est arrivé à l’ESAT Acodège en 2009.

Il a été naturellement affecté à l’atelier cuisine, en « production chaude », selon le terme consacré. Le travail en milieu protégé lui a permis de retrouver un équilibre. À tel point qu’il a décidé de progresser dans son métier. C’est ainsi qu’il a souhaité se faire accompagner dans une démarche de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en vue d’obtenir un diplôme d’Agent Polyvalent de Restauration.

Nous vous raconterons la suite…

Quelques ouvriers de l’ESAT Acodège sont titulaires du permis de conduire. D’autres, plus nombreux, ne peuvent appréhender la conduite automobile. Entre les deux, certains sont potentiellement capables de conduire une voiture sans permis.

Pour eux, le service médico-social organise, en partenariat avec une auto-école locale, des stages de préparation à l’obtention du Permis AM (ancien Brevet de Sécurité Routière) nécessaire à la conduite de voiturettes. Un premier groupe de 5 personnes a pu ainsi accéder à la conduite, puis un second. Deux de ces nouveaux conducteurs, ouvriers du servies Espaces Verts, se sont même vus confier des missions en autonomie chez des clients, au volant de voiturettes acquises par l’ESAT.

Rudy a une âme d’artiste. Il peint, c’est son loisir de prédilection. Il possède son chevalet, il achète ses gouaches, ses pinceaux… À l’ESAT, on connaît sa passion pour la peinture. Le travail de Rudy a même été exposé dans les locaux de l’administration. Cette fois, il s’agissait d’autre chose.

Une véritable expo avec concours, organisée par le Centre Social de la Fontaine d’Ouche. Chaque artiste sélectionné pouvait présenter une œuvre. Le service médico-social a proposé à Rudy de se présenter à la sélection. Parmi tous ses travaux, il a choisi celui qui correspondait le mieux au thème du concours. Son tableau a été retenu. Rudy n’a pas été le lauréat du concours mais il a vécu une expérience enrichissante. Il a savouré le moment du vernissage, la mise en valeur de son travail.

Comme tout artiste.

Les difficultés que peuvent vivre les couples de personnes handicapées ne sont pas fondamentalement différentes de celles que connaissent les couples ordinaires. Pour tous et pour toutes, la parole est essentielle.

C’est la raison pour laquelle l’ESAT a mis en place un cycle de rencontres avec 4 couples faisant partie de l’effectif. Animé par la psychologue et l’infirmière de l’ESAT, le groupe s’est réuni à six reprises, sur une période d’une année. On a parlé sentiments, respect, intimité… Avec franchise et pudeur. L’initiative a développé une habitude de parole, chacun des huit conjoints ayant naturellement la possibilité de confier les éventuelles difficultés aux deux professionnelles.

– Samuel a fait la démarche de constituer un dossier de demande de logement social sur Dijon.
– Marylène est en « mise à disposition » dans une blanchisserie industrielle en milieu ordinaire depuis un an.
– Alexandre a fabriqué une boîte de rangement pour son domicile, à l’atelier menuiserie.
– Claude, Chantal, Christian, Jacky et Philippe ont participé à une formation de préparation à la retraite.
– Laetitia a emménagé dans un appartement plus proche de son travail.
– Ludovic a été admis en Foyer d’Hébergement.
– Camille a présenté son action de bénévole de la Protection Civile à des étudiants en travail social.
– Alexandre s’est installé dans un appartement autonome.
– Cyril et Philippe ont reçu une attestation de formation en VAE pour leur CAPA Espaces Verts.
– Olivier a entamé une démarche pour être accompagné par un nutritionniste.
– Stéphanie, non voyante, suit une formation en informatique dispensée par une association.
– Marc a fait du théâtre.
– Sylvie a participé à une activité couture à la MJC de son quartier.
– Etienne a fait de la danse au CATTP (Centre d’Activité Thérapeutique à Temps Partiel).
– Jérôme et Adeline ont entamé des démarches pour changer de logement.
– Samuel a fait la démarche de constituer un dossier de demande de logement social sur Dijon.